Reprise des célébrations, Mgr Warin: ”Nous, chrétiens sommes dans la joie”

Les chrétiens désespéraient de retrouver leurs églises pour y assister aux célébrations. Et puis la bonne nouvelle tant attendue est arrivée. Dès ce lundi 8 juin, prêtres et fidèles se retrouveront pour les eucharisties dominicales. Un grand moment de joie. Mgr Pierre Warin a souhaité réagir à cette bonne nouvelle.

Chers amis,

Les messes, les célébrations eucharistiques publiques, vont pouvoir reprendre, moyennant des mesures strictes de précaution et dans le respect du protocole qu’ont avalisé les autorités civiles. Nous chrétiens sommes dans la joie, après avoir été douloureusement privés: les baptisés ont souffert de ne pouvoir recevoir les sacrements; les prêtres ont souffert de ne pouvoir les donner.

Dans un monde meurtri par la pandémie, qui rien que chez nous a causé la mort de plus de 9000 personnes, la Parole de Jésus est d’or: ”Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps” (cf.Mt 28,20). Son Evangile nous assure que depuis le premier matin de Pâques, même le couchant d’une vie est la promesse d’un jour nouveau. Merci aux prêtres et aux autres acteurs pastoraux qui, au nom de Jésus, nous accompagnent jusqu’au bout et nous ouvrent à l’espérance!

De tout cœur merci au personnel soignant de nos hôpitaux et de nos maisons de repos pour l’affection prodiguée aux malades cruellement privés d’un contact avec les leurs.
De tout cœur merci à ceux qui s’oublient eux-mêmes et n’ont en vue que le bien commun! Merci aux hommes d’Etat! Merci aux femmes d’Etat!

Il y a quelques années, la Secrétaire générale d’un grand syndicat commentait ainsi le dernier rapport de la pauvreté en Belgique: ”Quand je lis que 15% des familles sont concernées, cette statistique est abstraite. Mais quand on dit qu’elle représente un 1.500.000 personnes, cela signifie que c’est l’équivalent de plusieurs provinces entières qui vivent sous le seuil de la pauvreté (L’Appel, juin 2015, p.25).

La situation s’est aggravée depuis, et la crise sanitaire a provoqué de surcroit une crise sociale dont nous commençons seulement à mesurer les effets. Puissions-nous être touchés, mobilisés par le frère, les familles qui ont basculé dans la précarité voire davantage.
”Après la pandémie du coronavirus – écrit le bon pape François -, nous ne pouvons pas nous permettre d’écrire l’histoire présente et future en tournant le dos aux souffrances de tant de personnes.” N’ayons pas peur, chers amis, de vivre l’alternative de la civilisation de l’amour.

Mgr Pierre Warin